
Le Mont Mussy (chaque mois une photo différente de la région)
- Fruits de saison: cerises primeur (du Prunus), fraise primeur (du Fragaria × ananassa.), griotte primeur (du Prunus cerasus), merise primeur (du Prunus avium), rhubarbe.
- Légumes de saison: artichaut, asperge, blette (ou bette), chou-fleur, épinard, fève, haricot vert, petits pois, poivrade, radis rose.
- Salades de saison: cresson, laitue, oseille, pourpier, scarole, roquette.
- Fromages de saison: Beaufort, bleu de Gex, bleu des causses, boulette d’Avesnes, brie de Meaux, brillat-savarin, brocciu, cabécous, camembert, cancoillotte, chabichou, coulommiers, fourme d’Ambert,  gruyère, langres, livarot, maroilles, morbier,  munster, parmesan, pont-l’évêque, reblochon, rocamadour, roquefort, Saint-Félicien, saint-nectaire, sainte maure, selles-sur-cher, tome de Savoie, valençay.
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Pourquoi une agriculture de proximité ?
Depuis 1990, 1 300 000 hectares de surface agricole ont disparu, soit presque l'équivalent d'une région comme l'Auvergne (1 500 000 ha). Cela correspond à une perte moyenne de 58 000 hectares chaque année. « Le gaspillage des terres agricoles continue inexorablement » regrette André Thévenot, président de la Fédération nationale des Safer. « L'étalement urbain ne cesse de s'amplifier au détriment des espaces agricoles, forestiers et naturels périurbains, au risque de perturber les équilibres écologiques et territoriaux. Des zones commerciales en périphérie des villes étalent à l'infini leurs aires de parking en surface. »
Protection de la faune et la flore, préservation de l’eau, qualité et sécurité des aliments, économie d’énergie, insertion, création d’emploi, santé publique : les questions liées au maintien et développement de l’agriculture locale sont multiples.
L'agriculture de proximité reste néanmoins soumise à des contraintes fortes que sont :
- le coût du foncier qui, notamment lors de transmissions entre générations, convainc souvent les bénéficiaires de céder les terrains en terrains à bâtir ;
- le besoin constant des villes de s'étendre ;
- la pollution de l'air et de l'eau du fait de la concentration d'habitation et l'activité industrielle parfois importante à proximité ;
- la cohabitation avec un monde urbain exigeant sur les pratiques agricoles.
Face à ces contraintes, l'agriculture de proximité doit être encouragée. Elle ne peut entrevoir sa survie qu'à plusieurs conditions :
- le choix des activités et modes de culture doit se faire en prenant en compte les nuisances potentielles ; sont ainsi à bannir les activités faisant appel à des traitements excessifs, les activités de gros élevage (nuisances olfactives…) ;
- les produits sortant de l'exploitation (fruits, légumes…) peuvent être au service immédiat des consommateurs proches au lieu d'être destinés à l'exportation ou à des industries du type alimentation du bétail ;
- l'exploitation agricole s'ouvre sur l'extérieur en accueillant les consommateurs citoyens : vente de produits frais (majoritairement de la ferme et d'autres producteurs de la région), activités pédagogiques, séminaires, réceptions… et toutes autres activités permettant d'améliorer le revenu des exploitants.
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Pourquoi manger BIOÂ ?
1 - Manger bio, c'est manger plus sain
Selon les rapports successifs rendus par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et la Food and Agriculture Organization (FAO), il est désormais avéré que les produits bio comportent des teneurs moindres en nitrates et en résidus de pesticides que les produits non bio.
Ces éléments chimiques indissociables de la culture intensive sont assez faciles à repérer dans les produits issus de l'agriculture (fruits, légumes, viandes, fromages, oeufs frais et produits dérivés comme le vin par exemple).
Ils sont sournois dans leurs modes d'actions puisque le corps les accumule tout au long de la vie sans pouvoir les éliminer naturellement.
Ces produits chimiques favorisent en surdose le développement de cancers et de baisses d'immunité. Ils agissent également lorsque le contact est plus proche sur la fécondité.
Les effets du bio s'inscrivent donc sur le long terme sur l'organisme en limitant l'accumulation de ces produits dans le corps.
2 - Manger bio, c'est mieux pour la santé
L'argument a longtemps été sujet à caution mais aujourd'hui, les experts sont formels.
Les produits issus de l'agriculture biologique renferment plus de vitamines et de minéraux que les produits issus de l'agriculture conventionnelle.
Ce surplus de bonnes choses permet à notre organisme de lutter plus efficacement contre les attaques extérieures.
La vitamine C notamment intervient directement contre le stress, l'action antioxydante de l'âge, les infections et les allergies. Les vitamines, les sels minéraux et les oligoéléments sont présents en plus grande quantité dans les produits bio pour une raison essentielle : les produits qui ne sont pas traités sont plus petits et donc plus concentrés. A poids égal, un produit bio renferme moins d'eau et plus de matières sèches.
3 - Manger bio, c'est manger plus goûteux et savoureux
Les produits bio cultivés localement sont récoltés à maturité. Ils ont une bien plus grande qualité organoleptique (goût, odeur, texture) que les produits poussés aux engrais.
Si ce surplus de goûts et de plaisirs ne peut être mesuré scientifiquement, les consommateurs eux le reconnaissent largement par leurs choix sur l'étal.
Certes, les produits sont plus chers à l'achat mais ils se dégustent à leur juste mesure, sans gaspillage. Ces arguments vont dans le sens d'une consommation plus raisonnée.
4 - Manger bio, c'est bon pour la planète
Encourager la production de produits bio permet à l'échelle de la planète de limiter les produits chimiques et les rejets toxiques.
La terre moins agressée par les molécules nuisibles, c'est aussi la mer qui en profite.
Les points d'eau naturels retrouvent leur propreté originelle.
Chaque producteur prend conscience de son action sur la nature en produisant d'une façon différente.
5 - Manger bio, c'est encourager une agriculture respectueuse de l'homme
L'agriculture bio est globalement plus respectueuse de la terre mais aussi des hommes.
Face à une culture naturelle, tous les producteurs se retrouvent sur un pied d'égalité.
Les méthodes s'adaptent pour passer de l'intensif à l'extensif.
Les moyens de lutte contre les nuisibles sont encouragés par l'agriculture bio.
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